Je construis des ponts entre ce que l'IA promet et ce qu'elle délivre vraiment.
Né en 1981. Formation scientifique au départ - la rigueur, les maths, la logique. Puis virage à 180° vers le commerce. Pas par défaut : par curiosité.
Ce qui m'a happé ? Le marketing direct. Pas le marketing "faisons de la pub qui brille". Non, la science du marketing : les tests A/B avant que ça soit cool, la segmentation client, les chiffres qui racontent des histoires.
Diplôme ESC Grenoble, Master Marketing & Innovation. Et en parallèle, j'apprends à coder. Parce que comprendre comment les choses fonctionnent, c'est mon obsession.


2009 marque le début de l'aventure e-commerce.
D'abord chez Ikomsport, puis co-fondateur d'Altitoo - un site de matos outdoor.
Après ? Mathon.fr, où je passe du CRM au pilotage e-commerce complet. Puis JOA, groupe de casinos lyonnais, où je deviens Directeur Digital et rejoins le comité de direction.
La joie pure d'une interface bien foutue. Le frisson d'une campagne programmatique qui convertit. Quand tu as les bons outils, tu peux aller très, très vite.
ChatGPT débarque. Je teste. Et là, le cerveau s'emballe.
Pas pour générer des images de chats en armure médiévale. Pas pour remplacer Google par un chatbot. Je vois autre chose : un levier de productivité monstrueux. Un partenaire de conception. Un accélérateur d'idées.
J'installe des modèles en local. Je découvre l'automatisation. Je connecte les points entre mon expertise marketing et cette nouvelle puissance.
Pendant ce temps, autour de moi ? On génère des images floues, des vidéos de 6 secondes, et on demande "c'est quoi la capitale du Pérou". Quel gâchis.

Dans mon job de directeur digital, je vois l'univers des possibles. Je construis des démos, des quick wins, des outils opérationnels prêts à déployer.
Et puis… la réalité corporate.
Les process. Les validations. La cybersécurité qui dit non par réflexe. Les réglementations pas encore écrites qui font peur quand même. L'outil acheté il y a 5 ans qu'on ne peut pas remplacer "parce que ça marche".
En parallèle, je relance un side project avec un ami : uberiser la gestion patrimoniale. Les weekends et les soirées. Et là, révélation bis : seul (enfin, avec l'IA), je vais plus vite qu'une équipe de 10. Création, intégration, conception assistée, délégation complète sur certains sujets.
L'IA n'a pas de notion du temps. Elle avance vite. Moi, je n'ai plus le temps d'attendre.
Le constat est simple : pour explorer vraiment ce que l'IA peut faire, il me faut un terrain de jeu sans contraintes.
Un espace où tester des idées en conditions réelles, pas en PowerPoint.
Romverse naît de cette frustration constructive.
C'est un studio. Un labo. Un incubateur. Une SASU française qui me permet de lancer des projets, de les documenter, de mesurer ce qui marche vraiment — et d'être honnête sur ce qui ne marche pas.
La philosophie ? Chaque petit besoin est une opportunité de tester. On structure pour mieux expérimenter. On documente pour progresser. On reste dans le concret, pas dans le hype.
Il y a un fossé immense entre les démos impressionnantes et la réalité operationnelle de l'IA.
Entre "regarde ce que j'ai fait en 30 secondes" et "voici un outil qui tourne depuis 6 mois sans planter".
Mon job, c'est de construire ce pont. Pas de vendre du rêve. De documenter ce qui fonctionne. De partager les apprentissages — y compris les échecs.
Parce que l'IA change tout. Mais seulement si on arrête de jouer avec et qu'on commence à construire.